samedi 16 juillet 2011

Un culot monstre...

A la lecture de la réaction de Mr Didier Reynder, c'est comme s'il découvrait les éléments de la note de Mr Elio di Rupo. Que se passe-t-il depuis plus d'un an? Une personne aussi maligne que DR essaye de nous faire croire à quoi?
Une diminution de 5% est une gifle aux citoyens. Symbole effectivement d'un manque total d'éthique. On pourrait s'attendre à des signaux forts, des pas de côtés et il faut constater le contraire. Comment avoir la confiance des citoyens si les fondements de notre société sont autant bafoués. Le citoyen a donné une chance à cette particratie devenue héréditaire. De nombreuses fois même.

Que constatons-nous! A force de ne rien demander et se cantonner à donner des réponses, d'ailleurs bien vidées de leur sens, aux demandes des Flamands, comment pouvoir négocier la mutation de notre société. Les initiatives citoyennes sont récupérées, les projets phagocytés.

En rejoignant la France, nous donnerions au moins un petite chance aux défits à relever dans une économie mondialisée. Ils se battent pour éviter de perdre leurs prébendes comme depuis des décennies.

Les droits à s'autodéterminer... Oui, oui...

Les Flamands affirment le droit du sol et les Francophones le droit des gens. Affirmations renforcées par des arguments qui conviennent aux uns ou aux autres. Et comment en sortir sinon de proposer d'autres paradigmes au contraire de ces notes vidées de sens et d'avenir.

Ni pour l'un, ni pour l'autre car il faut arrêter ce gaspillage financier et humain. A Bruxelles, les Sudistes comme les Nordistes y prennent avantages et l'autonomie et l'indépendance (réelle) est le seul garant pour que cette gabegie s'arrête. Autant la Flandre que la Wallonie peuvent pragmatiquement comprendre l'avantage d'une Capitale Européenne, incarnation d'une Europe concrète bien nécessaire aujourd'hui, autant la Flandre et Wallonie peuvent rendre leurs relations exemptes de conflits qui ne peuvent que s'éterniser.

L'union à la France donne au moins une chance de pouvoir changer notre particratie héréditaire et préparer notre société à la mutation indispensable face à la mondialisation.

Assez !

Il est bien compréhensible que nos partis soient opposés à de nouvelles élections comme aux outils de la démocratie directe. Ne serait-ce déjà pas la preuve évidente qu'après plus d'un an, ceux-ci ne peuvent qu'offrir des propositions qui ne sont que réactions aux demandes des autres. Dans n'importe quelle négociation, lorsqu'il est constaté que des positions antagonistes ne peuvent se rencontrer, il est naturellement indispensable de faire des propositions qui sont en ruptures avec celles qui ne permettent de toute façon plus d'avancer. Il faut constater qu'ils ne peuvent pas proposer des projets de société qui puissent enthousiasmer les citoyens et sublimer leurs projets individuels faute d'éthique, de signaux forts et de message clair. D'autant plus qu'à l'heure où les sondages prédisent un renforcement des extrêmes, une réaction saine et nécessaire de ceux qui se disent démocrates, humanistes et au service des citoyens demanderait pourtant à ces prévaricateurs d'envisager y perdre leurs pratiques détestables et leurs avantages évident. Ce qu'ils ne peuvent envisager, de toute évidence. N'est-ce pas la démonstration flagrante d'une incapacité à l'altruisme nécessaire pour la gestion de la chose publique?  Face à une droite qui devient liberticide et une gauche qui viole ses fondements, n'est-il pas temps de changer le paradigme de notre société. Un temps, il y eu l'espoir d'un poil à gratter qui s'est plié au dictat, probablement bien malgré eux, d'une politique de compromission.
Un temps, convaincu par le rôle de vision à long terme d'une royauté indépendante des pressions et émotions, il est évident qu'aujourd'hui cette orientation à long terme ne fait plus le poids vis-à-vis des conséquences de la mondialisation. Tout comme la particratie présidentielle héréditaire,  l'aristocratie civile et religieuse n'agissent plus qu'en rapport à la pérennité de leurs acquis. C'est en constatant que ces forces en présences ne peuvent plus travailler à des projets, quitte à saborder ou récupérer toutes les initiatives indépendantes et altruistes que la réunion à la France devient un des derniers moyens pour avoir l'opportunité de changer le paradigme. Il s'agit bien d'un moyen, pas d'une finalité. En effet, la France devra aussi travailler et nous pouvons l'y aider, au changement. Il est plus que temps avant que cela ne soit devenu impossible, de prendre au moins une décision souveraine en vue de rendre possible la mutation d'une société. Le plus difficile n'étant pas de s'unir (les lois Françaises ne changerons rien à nos habitudes) mais bien ensuite de travailler à préserver une vision humaniste. Pour pouvoir bâtir cet avenir, il faut au moins lui donner la chance de démarrer. Dans le contexte Belge et nous pouvons le constater depuis des décennies, cette chance est réduite à néant.

jeudi 14 juillet 2011

Union du 14

3ème région de France, dont le déficit budgétaire est similaire au notre, la Wallonie en s'unissant à la France ne fait qu'entériner le déplacement des centres de décisions (Electrabel, Tractebel, Banques, logisitique,...). En mettant en parallèle les courbes d'augmentations des déficits, la Wallonie devient même pour la France, un atout. La grande différence, dans un système noyauté et phagocyté par la particratie héréditaire, les lobbies Flamands et la pression internationale, c'est que la Wallonie décide pragmatiquement d'avoir une identité, une masse critique nécessaire face aux défits qui s'annoncent. Afin d'éviter les recommencements liés aux l'incuries entretenues, constatées depuis quasi la création de la Belgique, il faut au moins, dans le cadre d'une négociation, apporter des propositions et ne pas se cantonner à uniquement répondre aux revendications des Flamands.

La réunion à la France est tout aussi bien une résolution d'un conflit ou d'une frustration séculaire qu'une résolution d'une corruption interne. Il ne s'agit pas d'opposer deux communauté en apportant des arguments qui seront toujours réfutés mais bien d'apporter des solutions. Partout, les débats, les commentaires, les articles de presse montrent avec évidence par les références à l'histoire transformée à dessein, à l'interprétation des transferts, par le manque de signaux forts et éthiques constatés, par l'utilisation médiatique en vue de manipuler qu'il est devenu inutile d'imaginer des changements qui pourraient éviter la continuité de ces conflits coûteux, cette augmentation pléthorique des frais inutiles, cette complication exponentielle de la gestion quotidienne. Pensez-vous que la confiance dans nos représentants va s'améliorer à la suite de leurs arrangements entre amis... après des décennies de manipulations dont ils sont responsables et nous aussi d'ailleurs ?

A tous qui s'arrêtent au refus de la NVA. Pensez-vous sérieusement que le fait d'accepter la note comme base de négociation est une quelconque assurance qu'elle ne soit pas transformée, radicalisée. Une négociation n'est qu'un début. Depuis plus d'un an d'échanges, de confrontations, de manipulations, tous les partis étaient à même de connaître et donc d'analyser le contenu de cette note (sinon qu'ont-ils fait durant un an). Je n'arrive pas à comprendre la cécité de nombreux journalistes, analystes. Le "Oui, mais..." des 7 n'est que le début d'une négociation à moins que toute modification de cette note soit considérée comme inacceptable et excluant (dixit EDR) le partenaire. Alors, s'agit-il d'une négociation? Je peux comprendre qu'à ce jeu, certains refusent d'y participer. Les signaux forts et courageux avec réduction de 5% pour les ministres. Là, oser intégrer cela dans une note est de l'ordre soit de la provocation soit d'un total déphasage avec les citoyens. C'est vexatoire.

Oui, la France et ses mandataires utilisent aussi les médias, la corruption et autres artifices liés au pouvoir. Il y a cependant des différences majeures qui permettent les alternances, le référendum,... La lecture de la constitution républicaine est intéressante et elle n'est pas parfaite. Les changements négatifs consécutifs à une union avec la France sont exacerbés par ceux qui ne peuvent prendre distance par intérêt ou par ignorance. A qui profite le crime? La réunion n'est pas seulement d'une défiance vis-à-vis d'un monde politique dévoyé mais aussi des convergences économiques constatées et de masses critiques. Il est bien plus réaliste de contrôler, orienter l'avenir que de s'y opposer. Il ne s'agit pas pour autant uniquement d'opportunisme mais aussi de constater que nous n'avons plus le temps de tergiverser. Et pour Bruxelles, difficilement intégrable à la France (OTAN, CEE, Ambassades), son statut est bien plus mis en avant par l'incarnation d'une capitale/district Européen, première incarnation d'un esprit. La flandre pragmatique ne peut s'y opposer.

Lisez
A quels changements immédiats serions-nous confrontés dans notre vie quotidienne en cas de réunion à la France ? (1)
A quels changements immédiats serions-nous confrontés dans notre vie quotidienne en cas de réunion à la France ? (2)
A quels changements immédiats serions-nous confrontés dans notre vie quotidienne en cas de réunion à la France ? (3)
A quels changements immédiats serions-nous confrontés dans notre vie quotidienne en cas de réunion à la France ? (4
A quels changements immédiats serions-nous confrontés dans notre vie quotidienne en cas de réunion à la France ? (5)

Estompement et objectifs

L'estompement de la norme est devenu la règle. Qu'un libéral puisse organiser ses bonus et traitements, même si dans le cadre de la fonction publique ou de la représentation c'est une chose qui devient inique, semble assez logique. La politique c'est aussi l'opposition ou du moins la confrontation des tendances des citoyens. Le pire c'est celui qui prône l'égalité, la solidarité et qui viole une première fois ses pairs par un mensonge et une deuxième fois lorsqu'il reçoit son traitement. Lorsque le détournement de la démocratie est devenu à ce point dévoyé, quels sont les espoirs de changer le système alors que naturellement il s'auto protège. Ce matin, le président de la région germanophone disait sans faux semblants qu'il était bien dommage de ne pas avoir au moins évalué ces plans B. C'est avec étonnement qu'un politicien répondait sur cette question sans systématiquement éviter d'en parler. Evidemment, le fond de commerce des partis qui en profitent le plus ne peut envisager cela.

De même, l'impossible retour aux urnes n'est que l'émanation de l'impossibilité de ces partis devenus héréditaires de perdre la main mise sur tout un pays. Par la mise en place d'un gouvernement de plein exercice, ils nous montrent la négation de la volonté  des citoyens (au moins une part substantielle des électeurs flamands) s'étant exprimés aux dernières élections. De même, de nouvelles élections signifient que le monde politique ne représente pas ou plus l'avis des citoyens. Dans les deux cas, quel est l'alternative proposée? Aucune actuellement  sinon des partis qui pratiquent les mêmes techniques de noyautages, composés d'anciens transfuges de mouvements ou partis traditionnels et qui risquent de suivre l'éternelle tentation du pouvoir et la mise en coupe des services aux citoyens. EN retournant le problème, seule une union avec la France apporte une chance de s'affranchir d'un éternel recommencement.

Il est clair que la NVA, reflet d'une volonté des citoyens Flamands, veut se débarrasser de la gabegie organisée. Objectifs simplistes (certains disent populistes) qui pourrait s'étioler s'il y avait au moins des actes forts d'une classe politique qui n'agit plus que pour perpétuer ses prébendes. Les preuves évidentes sont dans  cette note qui dans la logique de ces partis devenus héréditaires, ne propose rien sinon uniquement des réactions, d'ailleurs bien habilement édulcorées, des demandes de la population flamande. Depuis des décennies, certains voudraient faire croire que la responsabilité de cette séparation graduelle est due aux seuls flamands. Or, dans toute négociation, il y a un toujours responsabilité commune. Dans le contexte où les noyautages du pays se perpétuent, une des seules solution est de rejoindre la France pour éviter les inévitables recommencements coûteux dans un contexte autrement plus pathogène, d'ici quelques temps.

Tout comme l'analyse de Mr De Gucht assez réaliste et qui pourtant il ne donne aucune explication sur l'origine du mal. Habitude de politiciens visant à focaliser les citoyens sur les conséquences et non pas sur les causes afin d'éviter surtout une prise de conscience trop aigüe du mal qui ronge la Belgique dont ils sont les instigateurs et responsables. Quitte à manipuler l'esprit de la constitution au gré de leurs intérêts, ils mesurent le changement avec beaucoup d'acuité et font tout pour persuader les citoyens du danger d'une radicalisation et modifient l'usage de la démocratie. Il faut aller jusqu'au bout et ne pas s'arrêter à manipuler la réalité. Comment s'opposer à une tendance si rien n'est proposé pour s'y opposer. Comment négocier si rien n'est apporté sinon de se cantonner à répondre aux exigences. Proposons la réunion à la France et un district-capitale Européenne donc sans création de nouveau pays. C'est le scénario le plus difficile pour ces prévaricateurs. C'est un scénario toujours évité. Cela se comprend :-)

La séparation de la Belgique avec le Pays-bas a-t-elle empêché les relations commerciales. Quelles sont les responsabilités de ces partis qui durant des décennies n'ont pas montré de signaux forts, une volonté farouche d'une bonne gestion, une utilisation judicieuse des deniers publics avec de puissantes propositions et simplifications de nos institutions et une éthique inflexible. Ceux-là sont les voleurs et les responsables. Et maintenant, ils apportent des réponses surtout afin d'éviter une dissolution fatale de leurs prébendes et la continuité avec impunité de leurs pratiques. Imaginons de ne pas nous fixer sur le passé mais d'avancer. Toutes les propositions, les orientations sont aussitôt taxées de noms extrêmes et toutes émergences d'alternatives détournées ou phagocytées. Et vous pensez que plébisciter ces partis héréditaires va permettre de garantir une certaine stabilité. Le monde va nous rappeler notre coupable cécité. (Alters-Natives).

La réunion à la France est tout aussi bien une résolution d'un conflit ou d'une frustration séculaire qu'une résolution d'une corruption interne. Il ne s'agit pas d'opposer deux communauté en apportant des arguments qui seront toujours réfutés mais bien d'apporter des solutions. Partout, les débats, les commentaires, les articles de presse montrent avec évidence par les références à l'histoire transformée à dessein, à l'interprétation des transferts, par le manque de signaux forts et éthiques constatés, par l'utilisation médiatique en vue de manipuler qu'il est devenu inutile d'imaginer des changements qui pourraient éviter la continuité de ces conflits coûteux, cette augmentation pléthorique des frais inutiles, cette complication exponentielle de la gestion quotidienne. Pensez-vous que la confiance dans nos représentants va s'améliorer à la suite de leurs arrangements entre amis... après des décennies de manipulations dont ils sont responsables et nous aussi d'ailleurs ?

mercredi 13 juillet 2011

En résumé

Résumons... il y a 1 an, une note à 90% acceptable refusée en quelques heures. Il y a quelques jours, une note à 90% acceptable refusée en 3 jours. Entre les deux,...  En étant cynique, certains attendent avec impatience une dégradation de la Belgique et un tsunami économique pour proposer un gouvernement d'union nationale. C'est un peu l'affaire courante qui se moque de la transition.
Reprenons : Il y a un an, un vote pour une formation qui affiche clairement sa ligne et  une région qui ne demande rien et ne propose rien. Il y a quelques jours, une formation qui continue clairement dans sa ligne (dans sa charte) et toujours une région qui ne demande rien.

A demandeur de rien, deux menteurs est démis. Pour avoir fait croire à un équilibre et au courage. Equilibre impossible lorsque ce qui est proposé n'est que réaction et absence de courage de ne rien proposer sinon de biens faibles réponses à exigence de l'autre. Comment négocier par définition dans ce cadre?

La guerre de sécession avec au Nord, une lente et inexorable frustration opposée au noyautage institutionnalisé du Sud qui ne peut envisager abandonner le lent travail de préemption du bien être des citoyens. Le pire c'est de croire et/ou de faire croire que les flamands sont idiots pour avoir voté pour la NVA. N'est-ce pas essentiellement la lecture du comportement de nos représentants qui se cachent les yeux face à une évidence. Alors, comment sortir de ce cercle vicieux qui à la moindre tentative centrifuge est récupérée et transformée en force centripède. N'oublions pas que même la constitution, avec un gouvernement en affaires courantes est manipulée, ouvrant la voie à des dérives pathogènes. Se résoudre à rencontrer les demandes amène systématiquement à une situation plus inextricable. Osons rejoindre la France pour éviter de recommencer et osons imaginer la réelle incarnation de la Capitale Européenne.

Et après...

Depuis des décennies, nous constatons cette lente et inexorable partition du pays. Le message, parfois simpliste ou simplifié, d'une Flandre qui ne supporte plus l'incurie d'une classe politique est bien réel. L'erreur serait de considérer le vote de l'électeur Flamand comme inconsidéré et idiot. D'où vient cette réaction il est vrai, facilitée par la richesse acquise, sinon d'une impunité, d'un manque d'actes forts et d'un total noyautage de toutes les strates de la société. Noyautages et prébendes rendues incontournables par un vol manifeste de l'esprit démocrate et dont le corollaire est d'éviter les changements susceptibles de rendre caduc ce système qui à l'origine prônait une certaine égalité. Dans le cadre des lois et des institutions actuelles, il est devenu impossible d'infléchir la vision politique et économique.

Une réforme "équilibrée" et "courageuse" comme proposée n'est qu'une étape, encore supplémentaire et coûteuse vers un résultat où le citoyen ne rencontre plus la nécessaire cohésion indispensable à la réalisation d'un projet commun. Comment oser pragmatiquement soutenir que la multiplication des niveaux est efficace, respectueuse des citoyens. La responsabilité de cet état de fait est tout aussi imputable aux Wallons qu'aux Flamands. Faut-il encore faire remarquer que l'érosion systématique des fonctions régaliennes au profit de la Flandre n'a pas reçu de contrepartie, ni de proposition de la Wallonie fatalement demandeurs de rien. Même en imaginant une certaine stabilité, à la suite de l'adoption de ces dernières propositions, il ne s'agira que d'une étape qui se soldera, in fine, par une scission.

Scission dans des conditions bien plus difficiles car le monde est en pleine mutation. Séparation d'autant plus difficile qu'une réunion à la France recevra bien plus d'oppositions dans un contexte tendu à l'internationale. Faut-il aussi encore faire remarquer qu'une union est à l'opposé d'un séparatisme et que l'Europe peut et doit pouvoir réellement s'incarner. Quelle chance avons-nous d'accueillir un district capitale avec Bruxelles. Et la Flandre, loin d'être idiote ne peut que proposer un élargissement pour une région autonome Européenne nécessaire à son épanouissement et pour nous également.